Lorsqu’ils aperçurent l’île, les portugais la nommèrent « Flores » : « Fleur ». Cette langue de terre qui s’étend d’Ouest en Est sur près de 400km, de l’archipel de Komodo à la petite île de Boleng, ne pouvait rêver meilleur nom.

La plupart des voyageurs se contentent de passer quelques jours dans le Parc Naturel de Komodo afin d’y observer les célèbres Dragons dans leur milieu naturel. Ceux qui auront eu la bonne idée de profiter de leur séjour indonésien pour découvrir l’île de Florès plus en détails seront ravis de leur décision !

 

DES PAYSAGES SINGULIERS

Beaucoup de voyageurs habitués de l’Indonésie considèrent en effet Florès, qui délimite les Petites Iles de la Sonde à leur frontière orientale, comme étant la plus belle des îles visitées.

On trouve à Florès des volcans, dont le célèbre Kelimutu et ses 3 lacs colorés, des rivières se transformant parfois en d’impressionnantes chutes d’eau, des rizières dont certaines sont, chose étonnante, concentriques. On y trouve également des parcelles de savane vous faisant presque oublier que vous êtes sous des latitudes tropicales.

Ses côtes sont par endroit bordées de belles plages isolées, dont les eaux limpides sont reconnues pour abriter une faune et une flore subaquatiques variées. Ces denières sont observables aussi bien en plongée sous-marine qu’avec un simple équipement de palmes, masque et tuba.

 

DES TRADITIONS ANCREES

Les habitants de Florès sont en très grande majorité chrétiens, héritage de l’hégémonie portugaise sur l’île, qui dura des centaines d’années. Vous y croiserez donc un nombre incroyable d’églises et de représentations du Christ ou de la Vierge Marie, chose unique en Indonésie. Vous pourrez être témoins de la piété des florèsiens au quotidien, et ce d’autant plus si vous vous rendez sur l’île durant les festivités de Pâques.

Cette foi chrétienne n’a toutefois pas totalement effacé les croyances animistes antérieures à l’arrivée des colons portugais. Les manifestations les plus visibles de ces croyances sont remarquables lorsqu’on visite les villages traditionnels des différentes ethnies qui peuplent Florès.

Ces ethnies ont longtemps vécu isolées les unes des autres du fait du relief escarpé de l’île. Les plus importantes sont les Manggarai, qui peuplent les environs de Labuan Bajo et l’Ouest de de Florès, les Ngada, que l’on retrouve principalement autour de la ville de Bajawa, les Lio dans la région du volcan Kelimutu et les Sikka, qui peuplent la partie orientale de l’île.

Comme sur beaucoup d’îles indonésiennes on remarque sur les côtes de Florès la présence quelques villages Bajau, ces légendaires nomades des mers, aujourd’hui majoritairement sédentarisés.

 

UNE DESTINATION HORS DES SENTIERS BATTUS

La seule et unique route principale, aujourd’hui en bon état, traverse l’île de part en part. Cela implique un itinéraire touristique classique quasiment unique, allant généralement de Ende à Labuan Bajo pour finir à l’archipel de Komodo.

Cela n’est pas dérangeant en soit puisque Florès n’accueille que peu de voyageurs, et ce même durant la période la plus propice s’étalant en juillet et août. Vous n’y aurez donc jamais le sentiment de faire partie d’une masse touristique pouvant parfois dénaturer certaines destinations.

Si vous faites le choix de quitter la route principale pour vous enfoncer ne serait-ce qu’un peu plus dans les terres vous découvrirez des contrées isolées, où le temps semble s’être arrêté avant même l’arrivée des portugais au XVIe siècle.