Pour beaucoup, Lombok ne serait qu’une Bali « d’avant ». C’est à dire avant que cette dernière ne devienne une destination de choix sur la carte mondiale du tourisme.

Cela est à nos yeux loin d’être vrai, et fait même preuve d’une profonde méconnaissance des deux îles et de leurs disparités, pourtant nombreuses aussi bien sur le plan culturel que naturel. Cela impliquerait par ailleurs que l’ensemble de l’île de Bali a déjà pâti d’un tourisme de masse destructeur, ce qui est également faux et réducteur.

 

A LA FRONTIERE ENTRE DEUX MONDES

La taille de ces deux îles est probablement le seul point de comparaison possible. Il faut notamment savoir que Lombok est géographiquement démarquée de Bali par une frontière invisible nommée « ligne Wallace ».

Le naturaliste britannique Alfred Russel Wallace remarqua en 1859 des différences notables entre les populations animales des parties Ouest et Est de l’Indonésie. Cette différence est due selon lui à la profondeur des eaux séparant Bali et Lombok, qui aurait participé au développement de faunes hétéroclites de part et d’autre de ces abysses.

A l’Ouest de la ligne Wallace une faune dominée par les grands mammifères tels le rhinocéros et l’éléphant à Sumatra, le léopard à Java mais aussi le tigre, jusqu’à un passé proche, à Bali. A l’Est un monde où les oiseaux et les lézards sont rois, en attestent les célèbres dragons de Komodo à Flores ou encore les incroyables oiseaux du paradis en Papouasie, où l’on trouve même des marsupiaux !

 

UNE VIE RUSTIQUE

La population de Lombok est quant à elle principalement « Sasak ». Cette ethnie musulmane est encore plus ou moins animiste, même si les rites ancestraux ont tendance à s’effacer pour laisser place à un islam plus orthodoxe. Les habitants de Lombok sont par ailleurs moins prospères que les balinais (qui bénéficient de plus importantes retombées de l’économie touristique), et l’habitat traditionnel très rustique y est par conséquent encore très présent.

Un climat globalement plus sec qu’à Bali et des terres moins fertiles n’ont pas permis la culture massive du riz. En dehors des plaines du Sud, les terres arables de Lombok sont donc principalement partagées entre maraichage et cultures du tabac, du café et du piment. Le fameux piment « Lombok », reconnu dans toute l’Indonésie, terre friande de ce fruit qui titille tant nos palais occidentaux !

Des forêts denses couvrent les contreforts du mont Rinjani, un des volcans les plus légendaires d’Indonésie, qui domine l’île de ses 3726m. Son ascension complète, qui nécessite 3 jours de randonnée sportive et 2 nuits passées sous tente, est un challenge recherché par les randonneurs.

 

DES PLAGES DE REVE

Le caractère volcanique de Lombok se fait par ailleurs moins ressentir qu’à Bali et on y trouve donc d’avantage de plages de sable blanc moins connues (et moins surcotées !), où se relaxer est un délice.

On y pratique facilement un satisfaisant panel de loisirs en fonction desquels vous pourrez choisir votre étape balnéaire : surf sur les plages du Sud et notamment celles de Kuta, snorkeling et plongée sous-marine aux îles Gili (qui, si elles appartiennent administrativement à Lombok, font l’objet d’une présentation à part sur notre site). Ou tout simplement farniente !